Les poussées dentaires sont une étape importante dans le développement de votre enfant qui lui permettra de découvrir de nouveaux goûts et textures mais ce sera, sans doute, une étape douloureuse. Cependant, de nombreuses solutions antalgiques existent, il faudra peut-être en tester plusieurs pour voir ce qui fonctionne avec votre petit bout. L’ostéopathie est tout indiquée car votre ostéopathe a l’habitude de travailler sur les os de la face et du crâne ; donc, pensez à faire consulter votre enfant dans cette période. Et, enfin, gardez à l’esprit que, même si ces poussées sont longues et insomniantes, ces petites quenottes finiront bien par sortir !

Les fameux conseils de grand-mère à éviter cette fois-ci

– Ne pas frotter la gencive avec un morceau de sucre, de carotte, de pain, une cuillère qui agressent encore plus la gencive et risque de provoquer un étouffement.

– Ne jamais percer la gencive pour aider la dent à sortir, d’ailleurs elle ne sortirait pas plus vite…

– Ne pas placer d’aspirine ou autre molécule antalgique directement sur la gencive. De plus, l’aspirine ne doit jamais être administrée à un enfant sans avis médical.

– Ne pas frotter les gencives du bébé avec de l’alcool ou autre teinture mère.

– Ne pas utiliser d’huiles essentielles sur un bébé de moins de 6 mois

– En lithothérapie on prête à l’ambre des vertus antalgiques. Aucune étude scientifique n’a cependant confirmé ces propriétés. La Société Française de Pédiatrie dans un rapport de 2012, mettait également en garde contre le risque de strangulation et d’ingestion, déconseillant le port de ce bijou au cou de bébé.

– Attention aussi aux excès de biscuits de dentition car ils ne soulagent pas vraiment mais surtout ils contiennent des sucres qui, sitôt les dents sorties, peuvent provoquer des caries. En effet, si vous donnez un boudoir à un bébé qui n’a pas encore de dents, il va le suçoter, en faire une bouillie visqueuse mais ça n’apaisera pas pour autant ses gencives.

Des remèdes à mâchouiller : 

– Un anneau de dentition peut être proposé à l’enfant. Choisissez-le conforme et homologué aux normes en vigueur. Il doit être réfrigéré mais pas mis au congélateur pour éviter une brûlure. En effet, le froid a une action anti-douleur. Choisir de préférence un anneau sans liquide afin que la partie qui le contient ne se brise pas lors des mordillements de bébé. Si vous avez une aversion pour le plastique, sachez qu’il existe également des anneaux de dentition en bois.

– la racine d’iris : celle-ci est élastique, très résistante et soulage les maux dentaires de bébé tout en facilitant la percée de ses petites quenottes. Bébé peut la mordiller tant qu’il veut, la racine ne se brisera pas. Après quelques minutes de mastication, la racine d’Iris libèrera des principes actifs aux vertus apaisantes. Attention, toutefois, à ne pas lâcher bébé des yeux lors de l’utilisation de la racine d’Iris. Pour la nettoyer ensuite, l’immerger dans l’eau bouillante et la laisser sécher à l’air ambiant. La racine se conserve environ 2 ans ; vérifiez cependant bien sa solidité avant chaque utilisation. Elle sera déconseillée après l’apparition des premières dents.

L’ostéopathie pour bébé 

En période de poussées dentaires, bébé peut connaître certaines pathologies maxillaires, comme des déformations des mâchoires qui se manifesteront plus tard. En intervenant à ce stade, l’ostéopathe peut éviter à de nombreux enfants de porter, plus tard, un appareil dentaire. 

En effet, un ostéopathe formé en pédiatrie peut aider bébé à préparer ses gencives en agissant sur les os du crâne et notamment les os maxillaires et la mandibule, mais aussi sur certaines membranes crâniennes. Cette intervention aura un effet bénéfique immédiat en calmant les douleurs, en apaisant et ainsi en aidant bébé à retrouver le sommeil et l’appétit. L’action de l’ostéopathe va permettre aux tissus de retrouver une bonne mobilité entre eux, au sang de mieux circuler et la diminution des tensions. 

La période des poussées dentaires étant une étape importante dans le développement de votre enfant et souvent concomitante avec la diversification alimentaire, ce peut être la bonne occasion de faire un bilan avec votre ostéopathe.

Pour en savoir plus, rendez vous ici, vous retrouverez dans son intégralité l’article que j’ai écrit pour le réseau Reflex’Ostéo.

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